Qu’est-ce que la santé mentale dans une société psychiatrique ?

, par  lemmingzen , popularité : 1%

Comment définir la santé mentale ? Qu’est-ce qu’un état mental sain ?

Lemmingzen vous propose ici la traduction d’une réflexion existentielle et sociétale sur la santé et le malaise psychique, par Matti Freeman


« Ce que la santé mentale signifie pour moi :

Etre capable d’atteindre ma propre source d’amour-propre, de valorisation, d’acceptation, de soin, de conseils et d’être en mesure de m’aider et de me soutenir pour répondre (responsabilité propre/capacité à répondre) aux scénarios de la vie quotidienne avec une réflexion, une introspection, un apprentissage propres et, chercher de l’aide auprès des autres -afin d’aboutir à la compréhension des facteurs dans les actions, les événements, les comportements et les situations que je rencontre- pour me prémunir de prendre les choses de façon personnelle et de former des définitions et des jugements négatifs envers moi-même, les autres, les circonstances ; et, utiliser ce que j’apprends pour prendre des décisions qui m’aident à vivre à mon plus haut potentiel – et rester sur de bons rails en développant compétences, centres d’intérêt et contacts humains qui m’aideront à créer des bases stables dans la vie pour mener une existence enrichissante en regard de mes capacités- et où je sais que j’échappe à un schéma direct ou émotionnel qui m’enferme dans un cycle d’auto-compromission, d’auto-sabotage, d’automutilation ou d’auto-limitation.


© Flickr CC by-sa


Nous vivons dans une société où les choses telles que la comparaison, le jugement, l’étiquetage, le reproche, la colère, la combativité, la dispute, les attentes, la communication indirecte, les comportements forcés, l’intimidation sont perçues comme « la normalité » de la nature humaine et, jouent un rôle dans la manière dont nous traitons autrui et dont fonctionnent « les règles établies » : de la responsabilité parentale, à l’éducation, aux emplois et à l’argent, aux groupes sociaux, au sexe et aux relations sociales.
Mais il y a ceux, plus sensibles que les autres, qui finissent par mal réagir à de tels règles, comportements et attentes de la société « normaux » en apparence. Par exemple, être rejeté, jugé, brutalisé, puni, châtié, sermonné, moqué, ou être bridé dans ses attentes : tous ces mots perdent leur sens, même de façon subtile dans le contexte de la vie de famille, des relations parents-enfants, enseignant-étudiant, des groupes sociaux, du travail, de l’argent, des relations personnelles et du sexe.
Certains d’entre nous acceptent simplement ces choses et se prêtent au jeu : ils trouvent le moyen de s’adapter à tout. Mais il y a ceux qui, dès leur jeunesse, éprouvent des difficultés à accepter toutes ces choses et à faire le lien avec les manières, les règles et les jeux de la société ; ceux qui sont plus sensibles ou sujets à être rongés par les schémas cognitifs et émotionnels -développant du ressentiment, de la dépression, de l’autodépréciation, de la colère, de l’agressivité, de la méchanceté, de l’auto-destruction- qui peuvent conduire à une vie entière de mauvais choix.

Aurons-nous jamais une société d’authentique santé mentale si nous ne disposons pas d’une structure d’aide qui garantisse à chacun de devenir sa propre source d’attention ?

Dans les publications à venir, je partagerai des exemples précis de ma vie où j’ai été en mesure de transformer des expériences mentales malsaines en pratiques de soin et d’aide personnelles. »

Matti Freeman

Voir en ligne : https://hackingfreedom.net/2018/02/...

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