Le programme Profamille pour améliorer les relations familiales

, par  Véronique R. , popularité : 1%

Pendant longtemps, les familles ont été tenues à l’écart du processus thérapeutique. Grâce au programme Profamille, elles peuvent désormais participer à la réhabilitation de leur proche en devenant partenaires à part entière dans un véritable programme visant à améliorer la qualité de vie du groupe familiale. Cela, grâce à une meilleure connaissance de la maladie, des traitements, des prises en charges ainsi qu’à l’acquisition "d’habilité comportementale".

Profamille est donc un programme psycho-éducatif structuré, destiné aux proches d’un patient souffrant de schizophrénie. Initialement développé au Québec par le Pr. Hugues Cormier et ses collaborateurs (Unités de psychiatrie sociale et préventive, Université Laval Robert Giffard), ce programme a fait l’objet d’une validation sur environ 50 personnes en 1988. Il a ensuite été diffusé dans le monde francophone à partir de 1991 grâce au réseau Francophone des Programme de Réhabilitation psychiatrique fondé par Olivier Chambon, Guy Deleu et Jérôme Fravod.

© Flickr CC by-nc


Le but de la démarche Profamille est d’amener progressivement le patient et sa famille d’un sentiment d’impuissance et d’une position de passivité ou de révolte face à la maladie, vers une position de collaboration active à travers une vision réaliste de la maladie.
Ce programme est établie sur 14 semaines à raison d’une séance par semaine.

Pour que la famille puisse accéder à ce programme, il faut que le patient ai eu au préalable un diagnostique établie auprès d’un hôpital rattaché à la Fondation Fondamental

Ce programme s’appuie sur la combinaison de deux principes :

  • Une information concernant la maladie et sa prise en charge
  • Un apprentissage de techniques pour mieux faire face (gestion du stress, renforcement des habiletés de communication, entraînement à la résolution de problèmes)

Par contre, ce programme n’est pas

  • un groupe de parole. Les participants vont surtout acquérir des connaissances sur la maladie et des savoir-faire. Bien sûr, à cette occasion ils échangent aussi des points de vue et des expériences mais ces échanges ne sont pas le but premier du groupe.
  • un groupe thérapeutique. Les participants ne viennent pas parce qu’ils sont malades, mais parce qu’ils affrontent une situation difficile (la maladie de leur proche) pour laquelle ils cherchent comment mieux y faire face.
  • une simple formation théorique. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir quelques connaissances sur la schizophrénie, mais aussi d’apprendre des savoir-faire et de les ex-périmenter. Même ceux qui ont lu beaucoup sur la schizophrénie et qui ont assisté à de nombreuses conférences sur le sujet apprendront encore de nouvelles choses, celles qui ne s’enseignent que par la pratique (on n’apprend pas à faire du vélo dans un livre ou en assistant à une conférence)
  • une formation aux soins. Les familles des malades ont un rôle à jouer auprès du malade qui n’est pas un rôle de soignant.


Vous trouverez dans ce document pdf un exemple de prise en charge dans le sud de la France :

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